Précisions : Les Antilles, notamment la Guadeloupe et la Martinique, présentent une fréquence élevée de syndromes parkinsoniens, dont une forme précoce et atypique observée dans la région. Des recherches menées par le CHU de Guadeloupe sur plus de vingt ans soulignent un lien entre une consommation importante et régulière de certains fruits, comme le corossol, et cette forme de Parkinson, notamment en raison de l’annonacine, une molécule neurotoxique.
Par ailleurs, le chlordécone semble jouer un rôle important et complémentaire dans le dossier de la maladie de Parkinson aux Antilles. Utilisé massivement dans les bananeraies entre 1972 et 1993, il est étudié comme facteur environnemental possible : des travaux expérimentaux suggèrent que le chlordécone pourrait favoriser la neurodégénérescence, mais aucun lien n’a été démontré à ce jour chez l’humain.
1 185
personnes atteintes de la maladie de Parkinson en Guadeloupe en 2023
+64.7%
de nouveaux cas de maladie de Parkinson en Guadeloupe entre 2013 et 2023
Lecture du graphique : en 2023 en Guadeloupe, 1 185 personnes vivent avec une maladie de Parkinson. Dans les autres départements et pour la même année, la moyenne est de 1 888. Ces données, non standardisés, sont basées sur le nombre absolu de personnes malades.
Source : SNDS | Calculs : somme du nombre de cas de maladie de Parkinson. Moyenne pour tous les départements de France (dont l'outre-mer).
Lecture du graphique : en 2023 en Guadeloupe, 5.7 nouveaux cas de maladie de Parkinson pour 10 000 habitants ont été diagnostiqués (données corrigées de l'âge, du sexe et entre années).
Source : SNDS
Lecture du graphique : en 2023 en Guadeloupe, 29.4 personnes pour 10 000 habitants étaient atteintes de maladie de Parkinson (données corrigées de l'âge, du sexe et entre années).
Source : SNDS